Donation avec clause de retour légal : dans quels cas est-elle automatique ?
La clause de retour légal permet, dans certaines situations prévues par la loi, au donateur de récupérer automatiquement le bien donné si le bénéficiaire décède avant lui.
En droit français, ce mécanisme joue de plein droit lorsque le donataire décède sans descendance. Le bien donné revient alors au donateur, sans qu’il soit nécessaire d’avoir prévu une clause spécifique dans l’acte. Ce retour s’applique uniquement au bien donné, et non aux éventuels biens acquis en remplacement.
En revanche, si le donataire laisse des enfants, le retour légal ne s’applique pas. Le bien entre alors dans la succession du donataire et profite à ses héritiers.
Il est possible de renforcer cette protection en prévoyant une clause de retour conventionnel dans l’acte de donation. Cette clause peut étendre le retour à d’autres hypothèses ou en préciser les modalités, dans le respect des règles successorales.
Pour sécuriser la donation et adapter la clause de retour à la situation familiale, l’intervention d’un notaire est indispensable. Il vérifie les conditions d’application du retour légal et rédige les clauses nécessaires afin d’assurer la protection recherchée.